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                                      ...Laissez-vous aller à l'évasion des senteurs, où rêverie et poésie berceront votre coeur...                                                                                                                                

 



....Quelques Poésies...

L’olivier

Des nœuds torturés

Sur un tronc millénaire

Au bois éclaté

D’où gémit

Toute la détresse

Du sol ingrat

A la sève aride

Portant

Des branches craquelées

Sourde la vie

D’un feuillage argenté

Doucement vagissant

D’où naît et prospère

Le fruit charnu

Et savoureux

De l’olivier.

René Guiny


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Le Chou Rouge

 

Je n’ai rien vu de plus beau cet été

Qu’un chou rouge

Tranché par le milieu

Net et dur comme un caillou

Il prit des teintes vineuses sous la lame.

 

L’enchantement de ses friselures

les dures méandres de ses entrailles bleues

m’attendrirent plus peut-être

que le dallage calculé du cœur de tournesol.

 

Chou qui croque et qui pique

et colore l’huile et la langue

essaierais-tu de me mener

d’un saut de puceron vers l’Infini ?

Gabrielle Marquet "Le Bonheur d’Être"


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Le matin du monde

 

Alentour naissaient mille bruits

Mais si plein encor de silence

Que l’oreille croyait ouir

Le chant de sa propre innocence.

 

Tout vivait en se regardant,

Miroir était le voisinage

Où chaque chose allait rêvant

A l’éclosion de son âge.

 

Les palmiers trouvant une forme

Où se balancer leur plaisir pur

Appelait de lion les oiseaux

Pour leur montrer des dentelures

 

Un cheval blanc découvrait l’homme,

Qui s’avançait à petit bruit,

Avec la Terre autour de lui

Tournant pour son cœur astrlogue.

 

Le cheval bougeait les naseaux

Puis hennissait comme en plein ciel

Et tout entouré d’irréel

S’abandonnait à son galop.

 

 

Dans la rue, des enfants, des femmes,

A de beaux soleils pareils,

S’assemblaient pour chercher leur âme

Et passaient de l’ombre au soleil.

 

Mille coqs traçaient de leurs chants

Les frontières de la campagne

Mais les vagues de l’océan

Hésitaient entre vingt rivages.

 

L’heure était si riche en rameurs,

En nageuses phosphorescentes

Que les étoiles oublièrent

Leur reflet dans les eaux parlantes.

 

Jules Supervielle "Gravitations"


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Recette

 

Prenez un toit de vieilles tuiles

Un peu avant midi.

 

Placez tout à côté

Un tilleul déjà grand

Remué par le vent

 

Mettez au- dessus d’eux

Un ciel bleu, lavé

Par des nuages blancs

 

Laissez-les faire

Regardez-les.

Eugène Guillevic «Avec»

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